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Sandrine, élève des ateliers « Affirmation de soi et théâtre » témoigne et ça fait plaisir

Sandrine G. message reçu cet été 2021

Cela fait deux ans et demi que je travaille avec Cécile. Je suis arrivée dans son cours avec mes grosses valises que je prends le temps de défaire une à une. Je prends ce temps pour moi, pour explorer, réapprendre le contact avec mes émotions, réapprendre à les exprimer par la voix et le corps. Et puis le chemin se fait. Chacun à son rythme, dans la bienveillance. On vient comme on est, qu’on soit bien dans ses baskets ou le moral au plus bas. Mais on vient. Parce que chaque séance nous enrichit, nous fait vivre des moments forts pour peu qu’on leur ouvre la porte. Il n’y a pas de bien ou de mal faire, il y a juste nous et ce que l’on a à offrir et à prendre quand on vient. Le travail est parfois léger, souvent engageant et toujours libérateur. On apprend autant de soi que du groupe et de chacun de ses membres. Et Cécile est là, à toutes les étapes. A l’écoute avec générosité et bienveillance. Elle avance avec nous, elle rit, elle pleure elle partage. Avec elle on est en sécurité, jamais jugé, toujours accueilli. Il faut juste… Se lancer !

Merci Sandrine 🙏

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Le théâtre d’improvisation pour les soignants

Parce que l’improvisation au théâtre permet d’acquérir des réflexes et des fonctionnements qui aideront chaque soignant à :

  • Être à l’aise avec l’incertitude , face au patient, face au traitement
  • Être à l’aise avec les imprévus quels qu’ils soient
  • S’adapter aux situations, personnalités, cultures, enjeux différents
  • Rester à l’écoute du moment présent, c’est à dire rester constamment AVEC le patient
  • Ne plus avoir peur de ses émotions ou de celles du patient
  • Faire AVEC ce qui est, surfer sur la vague et ne plus ramer à contre courant.
  • Durant le processus de guérison, apprendre à lâcher le leadership pour transformer le soigné en acteur de sa santé. Faire confiance et collaborer

Je vous propose d’écouter deux kinésithérapeutes échanger autour des bienfaits du théâtre d’improvisation pour devenir un meilleur soignant. ICI

Merci à Stéphanie Baril, kinésithérapeute à Vétraz-Monthoux pour le partage de cet interview

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Du théâtre proposé aux usagers de structures sociales

En collaboration avec le SAMSAH et le SAVS de Sallanches, nous avons monté un projet, co-financé par le conseil général de Haute-Savoie pour permettre à des adultes de bénéficier de cours de théâtre. Objectif : prendre confiance en soi, exprimer ses émotions, remettre du mouvement dans son corps, dans son imaginaire, prendre position, oser davantage.

Au départ sept usagers ont profité des cours, et cinq personnes continuent, malgré le covid, à faire du théâtre une fois par semaine. Nous sommes même en train de finaliser un petit spectacle avec des poèmes de Guillevic, Tardieu et d’autres, des textes contemporains de Xavier Durringer. Si les apprentis comédiens le souhaitent, nous présenterons ce spectacle au public. Affaire à suivre…

La vidéo du travail est à voir ICI

Paru dans le Dauphiné Libéré

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Va avec toi !

Partout seul en scène

Avec tes muscles souples et puissants, avec ton souffle qui s’adapte à l’effort, avec tes articulations qui fluidifient tes mouvements et ton ossature rigide qui t’offrent une bonne charpente : Va avec toi ! Flirte avec tes limites. Ris toi d’elles, demande-toi en mariage car tu as de la chance de t’être rencontré et il y a encore à connaitre et reconnaitre. Salue tes imperfections. Admire tes qualités, regarde tes travers avec bienveillance. Par contre, il y a une chose à ne jamais faire ; il ne faut rien se cacher au motif qu’on veut s’épargner. C’est une très mauvaise idée ! Au contraire, sans gravité et sans jugement, sois attentif à tout voir, tout entendre, tout pointer. Ne te cache rien car la lucidité est le plus précieux des biens.

Si tu t’es perdu sur un chemin inconnu, la seule façon de retrouver ton chemin c’est de reconnaitre que tu es perdu, de regarder attentivement où tu es exactement, quels sont les dangers et les opportunités de l’endroit où tu te trouves. Je l’affirme ici : La lucidité est le plus grand des biens ! La lucidité est le préalable à toute action. Ne sois pas comme ceux qui s’agitent en tout sens alors qu’ils sont dans les sables mouvants, inconscients que cette agitation les perd un peu plus à chaque mouvement. Utilise tes sens pour apprendre à discerner au mieux. Où suis-je ? Dans quel environnement ? Quelles sont les ressources? Les obstacles ? Les alliés ? Les ennemis ?

Sois lucide !  Ne mets rien sous le tapis, au contraire, déterre tout ce que tu peux, qui était invisible ou dans l’ombre. Ce sera peut-être un obstacle que tu n’avais pas vu mais c’est peut-être aussi une ressource insoupçonnée.

Vivre c’est expérimenter : Va avec toi ! Vivre c’est faire des expériences et valoriser de façon égale l’expérience agréable et l’expérience négative qui te donnent une leçon. Vivre, c’est s’abreuver d’eau et d’eau de vie, c’est expérimenter le feu, la glaise, l’acier, le bourgeon, l’hiver… Vivre c’est s’adapter, sans cesse, en mouvement. VA AVEC TOI ! Dans la vie comme sur une scène.

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Vous vous dites : « A quoi ça sert la poésie ? »

A quoi ça sert la poésie ? Ça sert à voir plus loin, plus profond dans l’obscur. A marcher tête haute dans l’inconnu. A apprivoiser la nuit qui est en soi et quand on a apprivoisé la nuit on n’a plus peur des faux monstres ou du moins on sait en déjouer la menace. ça sert à savoir que rien, être ou chose, n’a un sens définitif, que rien n’est simple et que cette complication est une chance.

A savoir que ce qui est visible ne vaut que par l’invisible qu’il porte. Bref, ça sert à grandir à ne jamais cesser de grandir, d’agrandir sa compréhension du monde. « La poésie est un extraordinaire accélérateur de la conscience » disait le poète argentin Roberto Juarroz.

Je vous conseille d’oublier tout ce que vous croyiez de la poésie jusqu’à maintenant, qu’un poète c’est forcément ci ou ça, de la rime, des vers bien balancés, de jolis mots, des sentiments tristes, qu’il faut l’apprendre par coeur, le décortiquer comme un crabe, l’analyser pour isoler le virus. Ce-que-le-poète-a-voulu-dire, j’en passe et des pires.

Il y a autant de sortes de poèmes que d’espèces animales sur la planète. La poésie est une invention perpétuelle de formes neuves, inattendues, imprévues… Comprendre un poème c’est accepter ses mystères, accepter de ne pas tout comprendre, qu’il porte en lui des choses qu’on ne comprendra peut-être jamais. Et c’est tant mieux . Est-ce qu’on peut aimer quelqu’un qui n’a plus de mystères pour nous ?

« Les poètes sont nos meilleurs guides. Le lecteur de la poésie n’analyse pas il fait le serment à l’auteur son proche de demeurer dans l’intense. » (Yves Bonnefoy)

Il faut converser avec la poésie et dans cette conversation intérieure vous avez tous les droits : ceux de l’amour, de l’antipathie, de la colère, du refus, de l ‘incompréhension. Lisez, lisez, relisez, faites-vous lire des poèmes, sans vous poser de questions – elles viendront bien toutes seules et la plupart n’auront pas de réponse !

Est-ce que vous n’aimez pas passionnément la vie avec ses mille questions non résolues ?

Faites confiance : il y quelque part, qui n’attend que vous, le poème de Villon, Ronsard, Hugo, Hikmet, Chedid, Cendrars, Vigny, Eluard, Apollinaire…. je ne sais pas… mais je sais que ce poème (en ce temps de confinement), vous comprendra comme on vous a rarement compris, qu’il vous mènera vers les autres, et désormais vous ne pourrez pas plus vous passer de poésie qu’un myope de lunettes.

Extrait du recueil de Jean-Pierre Siméon « Aïe ! Un poète »

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La poésie rend libre (ou comment survivre au confinement)

Confinement jour 9

Dis-tance des verstes, des milliers…

On nous a dis-persés, dé-liés 

Pour qu’on se tiennent bien : trans-plantés 

Sur la terre à deux extrémités.

Dis-tance des verstes, des espaces 

On nous a dessoudés, déplacés, 

Disjoints les bras –  deux crucifixions 

Ne sachant que c’était la fusion 

De talents et de tendons noués…

Non désaccordés : déshonorés, 

Désordonnés…

                               Murs et trou de glaise.

 Ecartés on nous a,  tel deux aigles –

 Conjurés : des verstes, des espaces…

 Non décomposés :  dépaysés

 Aux gîtes perdus de la planète 

Déposés – deux orphelins  qu’on jette ! 

Quel mois de mars, non mais quelle date ?! 

Nous a défaits,  tel un jeu de cartes !

Marina Tsvetaïeva –  24 mars 1925

Confinement jour 7

« Il n’y a rien de plus réellement artistique que d’aimer les gens »

Vincent Van Gogh

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La poésie rend libre

Rien
Ne vous soutient mieux
Dans la vie
Qu’une bonne paire
De bretelles.

Paul Vincensini

Dans nos décombres
Dans un égarement inexplicable
Dans la destruction de nos vies
Nous sommes au service de la clientèle
Nous réparons encore la céramique
Nous honorons notre raison sociale

N’apportez rien de plus fragile que la fragilité à laquelle tout conduit.

Nicolas Bouvier – Raison sociale, issue de « Le dehors et le dedans »

A venir

Dimanche de répétition pour « Les grenouilles » d’Aristophane

Dimanche 2 février, c’était la première journée de répétition pour le spectacle triennal que je mets en scène pour le Centre Artistique du Lac, qui aura lieu du 2 au 5 avril 2020 à l’Epicentre.

L’équipe pédagogique et artistique du projet était réunie auprès des 12 adolescents présents ce jour là. Marie-Anne Camail, graphiste et photographe a pris des photos pour concevoir l’affiche ; L’occasion de vous montrer quelques temps forts ou creux, quelques élèves au travail ou durant les pauses…